L’effet Larsen

L’effet Larsen est un phénomène courant et désagréable lors d’un évènement public mettant en action des microphones. Il est aussi souligné dans le langage cinématographique pour marqué l’importance d’un message ou d’une annonce lorsqu’un individu prend la parole. Vous savez, ce petit sifflement aigu que l’on remarque immanquablement dès que quelqu’un s’empare du microphone, juste après avoir « tapoché » dessus pour savoir si tout fonctionne ! Et bien c’est cela l’effet Larsen, du nom du physicien danois Søren Absalon Larsen. L’effet Larsen est souvent désigné par feedback, terme anglais signifiant plus généralement une rétroaction.

Techniquement cela se produit lorsque la sensibilité (voir le gain) du microphone est trop élevé, ce qui a pour effet de le sur-sensibiliser aux sons et bruits ambiants. Même l’air (le vide autour du micro) possède une pression acoustique. Alors, tout entre dans le micro, se fait amplifier, sort part le haut-parleur, revient dans le microphone, se fait re-amplifier, re-sort part le haut-parleur, re-revient dans le microphone, se fait re-amplifier, re-re-sort part le haut-parleur, re-re-revient dans le microphone et ainsi de suite en ne manquant pas d’augmenter en volume et en fréquence à chaque boucle.

L’une des causes les plus fréquentes, c’est que le micro est soit trop près ou soit trop en ligne directe avec le haut parleur. Pour y remédier, dés-enligner le micro d’avec le haut-parleur et ajuster son gain à la baisse sur la table de mixage. Pour ce qui concerne son apparition au cinéma, c’est toujours arrangé avec le gars des vues.

il est à noter que cette boucle produit un signal qui augmente tellement progressivement en intensité que cela peut atteindre les limites du matériel utilisé avec le risque de l’endommager, voir même de le détruire.

Ce phénomène est particulièrement fréquent dans tout système de sonorisation (conférence, concert, téléphone avec haut-parleur, prothèse auditive) et produit un sifflement de fréquence quelconque, pas forcément aiguë contrairement (un larsen basse fréquence existe et peut être très pénible) mais en général très désagréable, le son s’amplifiant jusqu’à l’amplitude maximale permise par le système. La fréquence du son résultant dépend des fréquences de résonance des composants électriques et électroniques du système audio, de la distance séparant émetteur et récepteur, des propriétés acoustiques du lieu d’écoute et du caractère directionnel du récepteur, et des caractéristiques de distorsion des amplificateurs en surcharge blablabla, blabla, ….trop technique.

Il peut être désiré aussi. Et oui ! là, je vous suggère des artistes comme The Who, Sonic Youth, Jesus And Mary Chain, Jimmy Hendrix pour nommez qu’eux. Le guitariste  jouant, penché, comme en transe, devant son amplificateur et agitant son instrument comme pour dompter le son qui court vers une audience captive et énergique saura vous convaincre de sa virtuosité, de son audace de jeu ou bien charmer vos oreilles !

Ce n’était qu’une courte vulgarisation, mais l’essentiel y était.

Doc. Sono

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